Ce blog, lié au site du lycée scientifique Jean Rostand de Roubaix, vous permet d'avoir un aperçu de la vie culturelle. Le thème fédérateur : l'image !
Quelle mouche a donc bien piqué B.Vuillerme et E.Vandeerstraeten pour proposer aux élèves de 2nde Laplace le visionnage de quelques morceaux choisis du film « Ratatouille », des studios Pixar, en lieu et place d’un vrai cours de français ?
Il faut dire que cette fable moderne consacrée à la découverte de la grande cuisine par un rat passionné de gastronomie et amoureux de saveurs … venait, à point nommé, illustrer le projet de la Bibliothèque Sonore. Mais bien au-delà, ce fut l’occasion pour les élèves d’intégrer le film à leurs préoccupations du moment : une séquence de français sur l’éducation du XVIe au XXe siècle, la visite récente du Salon des métiers, une sensibilisation aux techniques du son et de l’image et la préparation aux séances d’enregistrement des recettes de cuisine imaginaires. Plus encore, il aura été le moyen de réfléchir à quelques enseignements de ce délicieux apologue où, comme le dit Gustave Gusteau, le cuisinier en chef : « Tout le monde peut cuisiner ». Certains l’ont bien compris et se sont plu à le rappeler à travers quelques formules illustrant le propos d’un film qui encourage à prendre confiance en soi, à aller au bout de ses passions et à affirmer ses compétences. Ainsi Méline met en parallèle « le rêve du petit chef et la passion du grand chef » tandis que Sarah propose cette morale « Les différences font les compétences des petits chefs ». Ibrahim et Aïssa, quant à eux, retiennent l’idée d’ « aller jusqu’au bout de ses rêves » même si le monde de la grande cuisine est parfois élitiste ou se montre volontiers « intolérant pour les femmes », ce que note Atina.
Entre pédagogie active et dépassement de soi, le film aura surtout rappelé le rôle essentiel que joueront les 2nde Laplace, les 13 et 20 février prochain, lors des enregistrements de la Bibliothèque Sonore : vaincre ses appréhensions ou sa timidité pour prêter sa voix et se mettre au service des jeunes malvoyants … à la façon du « Petit chef ».
Evelyne Vandeerstraeten (professeur de Lettres)
Albane Gellé © Ouest France
Albane Gellé, poétesse sera présente au lycée le mardi 17 février. Elle vient de Saumur pour rencontrer les étudiants de BTS son et ingénierie première année, une classe de première SVT et les étudiants de seconde année de BTS son .
En attendant, on se prépare. On lit:
"Je, le cheval, l’animal vivant, le corps, le sauvage.
Je, dans le cheval comme dedans l’écriture. Avec
l’indomptable l’équilibre l’inconnu le jamais acquis.
L’extrême attention au monde. Entre panique et
jouissance. Ce qui en moi est cheval. Proie fuite
solitude et troupeau. Ce qui en moi résiste, s’obstine,
risque. Ce qui en moi s’en va, pour rejoindre. "
Extrait de : Je, Cheval. Albane Gellé.
Et on écrit :
"Je, le lynx, le mal, le rare.
Je dans le lynx. Comme dedans la savane.
Avec l'obscure et inconnue sagesse en lui.
Entre terreur et orgueil. Ce qui en moi est lynx. Proie observée et choisie avec envie.
Ce qui en moi s'oublie, se piétine, se perd.
Ce qui en moi se réveille, pour recueillir ma proie. "
Kahina Tir
"Un petit atelier de cuisine en compagnie des bout'choux de l'IJA"
On y parle de lait, de farine, de champignons, de jambon ... tout cela accompagné de rêves de chanteuses ou d'informaticiens.
Les micros au dessus de leurs têtes et Hop ! Un bruit d'œuf qu'on casse, le beurre qui frémit...de vrais petits cuistots !!!
Cette matinée du 30 janvier 2009 a permis de rencontrer les sept jeunes malvoyants mais aussi de les accompagner durant leur activité culinaire. Marie-Françoise Salomez leur enseignante et Doriane Szczepaniak, leur instructeur en "autonomie dans la vie journalière", ont encadré cette activité dont l'objectif était de confectionner des crêpes fourrées que les enfants ont pu ensuite déguster pour le déjeuner. La Chandeleur n'était pas loin !...
Les sons enregistrés par Suzon Michat et Noémie Bellorget (étudiantes en STS son 1ère année) vont servir à la composition d’un disque de recettes enregistré par les élèves de 2nde Laplace du lycée Jean Rostand.
On retrouvera les jeunes de l'IJA très prochainement pour une visite des locaux de l'audiovisuel !
Fanny Landemaine (étudiante en STS gestion de production première année).
Puis il y a eu l’œuvre. Photographies vivement colorées, à la construction rigoureuse, où chaque détail et chaque forme semblent être pensé. Mais aussi ces photographies qui touchent et murmurent directement des sentiments aux oreilles des spectateurs. Miroir blanc et Impers mastics suggérant un vide palpable, la mort peut-être ? Mais aussi des photos plus paisibles, telles que Nageuses d’où il ressort une paix intérieure,- position fœtale ?
L’œuvre fut ensuite accompagnée de la découverte de la vie de l’homme. S’il a été marié à une photographe qui, elle, privilégie le noir et blanc, il en demeure toujours sa volonté de « photographier la couleur ».
Enfin, il y a eu la rencontre avec l’homme. Rencontre terriblement touchante avec cette belle personne, fragile dans le fond, qui parle de sa carrière, de la photo et de la vie avec une incroyable humilité et une grande intégrité (« J’aurais pu faire du cliché alimentaire mais ça ne m’intéressait pas. ») Rencontre avec cet homme qui vient sublimer toute son œuvre et donner une autre dimension à ses clichés. Clichés où l’on met toute la technique en œuvre afin d’arriver au rendu souhaité.
« La photographie demeure pour [lui] une rencontre silencieuse, immobile, une confrontation de la pensée et de l’émotion avec la réalité. »
Emotion partagée. (Robin Guivarc’h, SON)
Pourquoi la couleur ? « La couleur est une sensation qui dépend du matériel qu’on prend : c’est un ressenti » John Batho sait formuler des questions étonnantes : « Est-ce que la photo a quelque chose à dire sur la couleur ? » La couleur, chose déterminante dans ses photographies, est un moyen pour envoyer une émotion-sensation (exemple : le rose). Il dit aussi : « ce qui compte dans le travail en couleur, c’est le rapport entre elles »
On comprend aussi pourquoi il n’y a pas de visage : dès l’instant que l’on voit un visage, on ne regarde plus que cela. Ce qu’il cherche dans l’image, c’est la sensation : on doit s’interroger dessus.
C’est un homme qui veut partager, marquer ses photos dans le temps. La photographie « buvarde » le temps et l’œuvre appartient à celui que la voit. (Amandine Lekhal, SON)
© John Batho Les galets gris Yport 1975 Collection du Centre Régional de la Photographie Nord Pas-de-Calais
copyright John Batho La bache orange froissée